PASQUIER Gustave

Né à Vernon (Vienne) en 1898, résident près de Gizay, Gustave PASQUIER est engagé volontaire pour la durée de la guerre le 2 décembre 1916, et affecté au 109e Régiment d’Artillerie Lourde, 62e Batterie (batterie de dépôt) de Poitiers, où il reste en instruction jusqu’en juillet 1917. Il part alors pour le front, affecté au 83e Régiment d’artillerie lourde.

L’armée française, après avoir manqué de gros canons, a comblé son retard sur l’armée allemande et a grand besoin d’artilleurs. Le 83e RAL est un régiment d’artillerie lourde « à tracteurs » car il n’y a pas encore d’artillerie automobile portée mais une artillerie tractée (Gustave Pasquier dire dans une de ses cartes postales : « mon tracteur a bien marché » et on le voit poser devant des automobiles).

Gustave PASQUIER est le deuxième en partant de la gauche, il porte un képi.

 

Gustave PASQUIER est le quatrième en partant de la droite, avec son képi.

 


Il sert ensuite au 286e Régiment d’Artillerie Lourde en avril 1918. Les cartes postales que les descendants ont conservé correspondent bien aux champs de bataille de ces régiments sans qu’il soit possible de lui attribuer un parcours précis, ou savoir s’il les a acheté plutôt après la guerre, lors d’un retour sur place : Chemin des Dames, Cauroy et Villers-Franqueux (bataille de l’Aisne d’avril click here 1917) pour le 109e R.A.L. ; positions devant Reims (du côté de Mourmelon) pour le 83e R.A.L., de janvier à avril 1918 ; stationnement du côté de Fismes, Braine et Senlis, puis participation à l’offensive de juillet 1918 (La Fère-en-Tardenois, Soissons, Juvigny) pour le 286e RAL.

 

Gustave PASQUIER ne sera libéré qu’en décembre 1919 puisqu’il n’avait pas achevé ses trois ans de service militaire lors de l’armistice.

Son frère Paul, de la classe 1920, comme beaucoup de soldats restés mobilisés après le 11 Novembre, participe sans doute aux premiers travaux de reconstruction, au sein du 6e Régiment d’Artillerie. Ainsi, il envoie une carte de Bailleul (Nord) en juin 1919 : « vous pouvez constater que mon pauvre patelin a bien écoppé. Mais enfin, l’on commence à le retaper un peu ». Bailleul avait été rasé à 98 % lors de l’offensive allemande du printemps 1918 (ce qui restait de la ville fut occupée d’avril à juillet).


Après la guerre, Gustave devient gérant d’une laiterie à Poitiers et se marie avec Irma Pasquier (février 1920). En 1962, il revient en « pèlerinage » sur ces anciens champs de bataille, notamment Baslieux-lès-Fismes, dans la Marne, avec ses petits-fils Christian et Bernard. Il décède en 1975.

 

 

 

 

 

 

 

La famille a hérité de souvenirs de cette période : un casque Adrian, une épée et deux baïonnettes.