CHABOT François

Né à Béceleuf en 1893, François CHABOT…avait été exempté de service par le conseil de révision de 1913. Commis de perception à Alençon en 1917, il est alors reclassé bon pour le service armé.

François CHABOT

Il est incorporé au 104e Régiment d’artillerie lourde du Mans en avril et monte au front en septembre. Arrivé au grand parc d’artillerie d’Oost-Cappel, il subit la visite médicale qui le déclare inapte pour l’artillerie de tranchée. Après avoir été occupé dans quelques travaux (notamment pour construire des emplacements de batterie pour le 110e RAL, entre Bikschote et Boesinghe) puis comme secrétaire du bureau d’habillement, il est affecté le 12 novembre rapidement au 3e Groupe du 103e Régiment d’artillerie lourde ; la position de sa batterie se trouve à Oostkerke. Après une permission qui le ramène dans sa famille à Béceleuf, il remplace provisoirement un cuisinier lors des fêtes de fin d’année. De retour à sa batterie du 110e RAL, il stationne à Hattencourt (Somme), dans divers points de la Marne, et au camp de Mailly (Aube), avec un nouveau rôle : celui de signaleur.

De retour dans la Marne après une nouvelle permission, il subit des bombardements et des attaques au gaz. Il suit click here bientôt des cours de liaison à la compagnie télégraphique de l’armée à Saint-Rémy-sur-Bussy. Pendant l’été, sa batterie se déplace continuellement dans la Somme, l’Oise et l’Aisne, suite à l’offensive allemande et la contre-offensive alliée. Après une troisième permission en septembre, il rejoint sa batterie près de Roulers, en Belgique. L’armistice le trouve du côté de Nazareth, en Flandre orientale.

Servant comme téléphoniste dans les derniers temps de la guerre, il obtient une citation en novembre 1918 et reçoit la Croix de guerre pour avoir assuré les liaisons téléphoniques malgré des  bombardements incessants lors de l’offensive des Flandres.

Il est de retour à Alençon en mars 1919, après être resté en Belgique et  avoir participé à l’occupation de la Rhénanie.

Après la guerre, il se rapprochera de sa famille, et sera employé par le Trésor public à Niort puis La Rochelle.

La famille a conservé son uniforme (y compris le calot et les bandes molletières). Il avait aussi ramené un fusil allemand G98 en trophée.

Bandes molletières

Fusil allemand G98