DUPART Emile

Emile DUPART, né en 1886 à Arcenant (Côte-d’Or)…, est viticulteur à Villers-la-Faye. Il a passé de son service (classe 1906) en compagnie d’Henri GAUCHET, qui se marie avec sa soeur Alice : Henri a laissé un beau cahier de chansons de conscrits, avec des dessins parfois grivois.

CARNET CALAMEO

Pendant la guerre, Emile DUPART sert comme brancardier au 43e Bataillon de chasseurs. Il sera blessé deux fois et recevra cinq citations. Il restera un peu sourd à cause d’un éclat d’obus. Il évoquera parfois le souvenir d’un allemand sur qui il était tombé nez à nez dans le no man’s land, et qui lui avait laissé la vie, voyant qu’il était brancardier.

Lors de ses permissions, de retour chez lui, il binait les vignes. En effet, beaucoup d’agriculteurs aidaient leurs femmes par leur travail durant les permissions.

Sur un tableau d’honneur qui lui est consacré (ave son beau-frère Henri click here SANCEY, du 352e RI, mort pour la France dans l’Aisne le 26 novembre 1914), on trouve pas moins de sept médailles : Légion d’Honneur, Médaille militaire de 1870, Croix de guerre 1914-1918, Croix du combattant, Croix du combattant (mieux identifier), Médaille commémorative interalliée, Médaille commémorative de la Grande Guerre. Il décède en 1972.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa femme recevra la Médaille de la famille française, peut-être pour avoir été nourrice d’un autre enfant que sa fille, née pendant la guerre.

Comme beaucoup, il avait ramené des objets d’artisanat de tranchée : briquets, obus transformés en lampes.