Déclaration de guerre

La déclaration de guerre surprend tout le monde. Malgré la montée des tensions entre l’Allemagne et la Russie, personne ne s’attendait vraiment au conflit.

Les souvenirs de Maurice BRILLAUD

BRILLAUD

Le 1er août 1914, Maurice BRILLAUD, un fils de bourgeois parthenaisien, déjeune en famille chez son grand-père Taudière à Moutiers-sous-Chantemerle. Il fait beau et chaud. Au retour, « le tocsin se mit à gronder soudain dans tous les clochers du pays ». Ils voient une affiche officielle à L’Absie. « Je n’oublierai jamais la stupeur angoissée de mon père devant cet « irréparable » ». « Sur le seuil des maisons des femmes en pleurs, des enfants effarés, qui ne jouaient ni ne caquetaient plus ; sur la route des hommes qui rentraient des champs, silencieux, tête basse, l’outil sur l’épaule ».

 

 

 

 

 

Les documents de la mobilisation

Cette célèbre affiche est l’ordre de mobilisation envoyé dans toutes les communes, dans les enveloppes du type de celles présentées ci-après.

Affiche de mobilisation. Coll. Archives municipales.

Enveloppe d’envoi affiches de mobilisation verso. Coll. privée.

Enveloppe d’envoi affiches de mobilisation recto. Coll. privée.

 

 

 

L’écho de Parthenay

Le journal hebomadaire « L’Echo de Parthenay » en août 1914 témoigne de la mobilisation des esprits au moment du basculement dans la guerre.

Le 2 août, alors que la guerre n’est pas encore officiellement déclarée, figurent encore un article sur l’affaire Caillaux (qui fut le feuilleton politoco-judiciaire de l’été) et un autre feuilleton, celui de Paul Féval. Mais les tensions internationales sont bien évoquées en « Une » avec des articles qui essaient de rassurer l’opinion.

Le 16 août, la Guerre déclarée depuis une semaine est évidemment l’objet de toutes les attentions : « depuis huit jours, Parthenay a vécu des heures inoubliables ».

Enfin, le 23 août, on titre sur la revanche tant espérée.