BLANCHETON (frères)

Trois frères de Parthenay, fils de François BLANCHETON… et Joséphine BARON, ont été mobilisés durant le conflit.

François Blancheton était conseiller municipal, propriétaire d’une fabrique d’eau gazeuse.

Le fils aîné, Gaston, né en 1890, s’était marié à Renée Boussion en 1913.

Appelé au 114e RI, il est promu sous-lieutenant en mai 1915. Il meurt asphyxié par un éclat d’obus à Saint-Rémy-sur-Bussy (Marne) le 26 août 1916.
Le frère cadet, Henri, né en 1891, fit une guerre remarquable. Egalement mobilisé au 114e RI, il est blessé dès le 24 août 1914. Revenu au régiment le 30 décembre, après un séjour à l’hôpital d’Issoudun, il devient sergent téléphoniste et est cité une première fois en mars 1915 : « A fait preuve du plus grand courage en installant la communication entre le poste de commandement du régiment et une tranchée conquise à travers un terrain balayé par le feu de l’ennemi ».
La famille conserve quatre cartes postales manuscrites d’Henri click here adressée à sa sœur jumelle Suzanne et à sa grand-mère.

Henri BLANCHETON reçoit une deuxième citation en juin 1918 : « Très bon sous-officier, a superbement entraîné ses hommes à l’attaque des positions ennemies le 11 juin 1918) ».

Ingénieur de l’école des mines de Lille, il sera après la guerre directeur des chemins de fer tunisiens.

Le benjamin, Roger, né en 1898, est mobilisé à la fin de la guerre comme artilleur. Libéré en 1919, il reprendra la fabrique de son père.

François Blancheton, père des trois frères, décède en juin 1919 « après une assez longue maladie ». Ses collègues conseillers municipaux lui rendent hommage : il « avait été très affecté par la mort de l’un de ses fils, tombé au champ d’honneur au mois d’août 1916 et depuis son état de santé s’était aggravé continuellement ». La surmortalité des vieux, qui s’explique en particulier par le chagrin, est une réalité statistique de ces années terribles.